================================================== des mots critique



Ontologie : Démocritique

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Avril 2011

Des mots, critique !



Éléments essentiels de la relation entre les humains, les mots fondent leur compréhension,
comme leurs incompréhensions mutuelles.

Tout ce qui se décrit par des mots implique que chacun de ces mots soit lui-même décrit,
et ce avec d'autres mots, et ainsi de suite, indéfiniment, sans pouvoir éviter de devoir finalement réutiliser tous les mots des descriptions précédentes.

Si décrire les choses par les mots semble ainsi vain, il reste le seul moyen de cerner les liens entre les mots et les choses ; définir n'est que délimiter un espace de signification d'un mot pour ce qu'est une chose.

Comme sur la terre il est une infinité de moyens de délimiter à un instant un espace autour de soi, la peau, les murs d'une maison, les frontières d'un pays, il est une infinité de moyens de cerner toute signification de toute chose.

Si reconnaître et partager les significations des choses fonde la compréhension mutuelle des humains à l'usage de leurs langues, les écarts entre les définitions que chacun affecte à la définition fonde leurs incompréhensions.

Selon que se tolère un écart petit ou grand, se tolère une incompréhension plus ou moins grande, et de ce jeu mécanique nait de nouvelles significations possibles de l'association des mots entre eux.

La poésie des mots dérive à l'infini leur sens. Source de création, le jeu des mots sert les intentions de leur emploi.

Parce que dans le jeu des mots l'intention l'emporte sur la compréhension,
je suis, des mots, critique.

Autorité

L'évolution des pratiques politiques a fait apparaître, pour nombre de sujets de société dits "sensibles" de "hautes" "autorités" de "régulation".

Ces institutions sont créées pour exercer par délégation des pouvoirs de l'État. En pratique, ces délégations de pouvoirs procèdent d'un besoin de délégation de responsabilités sur des sujets pour lesquels l'autorité de l'État s'avère mal fondée.

Sans que cela soit explicitement formulé, les élus de la nation relativisent ainsi leur compétence, en donnant à des collèges d'experts, désignés pour leurs qualifications professionnelles, des pouvoirs dont ils répugnent à assumer la responsabilité, faute d'en avoir la compétence et la légitimité de fait sinon la légitimité de droit.

Autorité est un terme ambigu, utilisé pour désigner une qualité personnelle d'un humain, comme pour désigner arbitrairement un pouvoir.

Si elle est sensée être d'abord une grandeur naturelle, elle est dévoyée par son second usage imposé, et qu'il soit imposé a unifié le sens de l'adjectif associé : autoritaire

Ainsi avec cette altération intentionnelle de ce sens, comment est-il désormais possible de désigner cet aspect non autoritaire de la sagesse humaine qu'est l'autorité ?

Il n'est point besoin d'être une autorité pour avoir le pouvoir, comme il n'est point besoin d'avoir le pouvoir pour être une autorité.

Ne serait-il pas préférable de s'assurer de leur coincidence dans toute institution, plutôt que d'affirmer l'autorité, avec hauteur de façon péremptoire, ce qui est une des meilleure façon de la mettre en doute ?

Croissance...

Croissance : Fait, action de croître, de grandir.
Croître : Augmenter de quelque façon que ce soit, en parlant des choses.

La croissance est présentée comme une nécessité évidente, qu'aucune rationalité ne saurait de remettre en cause.

Dans le monde biologique, la croissance est un phénomène toujours momentané, du début d'une existence, qui doit impérativement s'arrêter, à un état de maturité, avant l'état de vieillesse qui doit impérativement s'achever par une apoptose mortelle.

Dans le monde biologique dont les humains font partie, les phénomènes de dérèglement de la croissance des tissus cellulaires, qui les conduit à croître indéfiniment pour occuper tout l'espace se nomment cancer, et l'envahissement globalisé de l'organisme est effectué par des métastases, monopolisant toutes les forces de l'organisme. Jusqu'à ce qu'il en meure.

La vie sur terre, ses civilisations, ses sociétés procèdent de ce monde biologique. Lorsque les entreprises humaines peuvent prétendre vouloir maintenir toujours dogmatiquement leur croissance, elles ne se comportent pas différement des tumeurs qui frappent indistinctement les humains. Après être nées sur un marché national, elles veulent s'étendre en dehors, conquérir la majorité des parts de marché, avoir des filiales partout dans le monde, finir par être plus puissants que les Nations auxquels ils prêtent l'argent qu'ils leur ont prélevé. Métastases multinationales.

Droite, Gauche, Droit...

Alors que l'objet des noms propres est d'identifier les choses, celui des noms communs n'est que de les catégoriser.

En ceci, les noms communs sont, comme les adjectifs, au sens premier du mot, diaboliques. L'usage des mots "Gauche" et "Droite" sont porteurs de tant d'intentions séculaires qu'en instruire le procès de leur usage nécessiterait un article à lui tout seul.

Cependant il est utile d'en rappeler ici la vanité, tant il en est des termes "gauche" et "droite" comme des pôles "nord" et "sud" d'un aimant, inséparables :
couper un aimant en deux ne permet pas d'en séparer les pôles : cela ne fait qu'en engendrer deux nouveaux, un nord et un sud magnétique.

Il en est de même de la droite et de la gauche de tout ensemble de choses, comme de toute chose.

Il est des humains pour se dire de gauche, d'autres pour se dire de droite, pour signifier des appartenances à l'un ou l'autre de groupes humains qui n'existent que relativement l'un à l'autre.

Par une expérience de pensée, séparez les, isolez les sur deux îles, et sur chacune d'elle le groupe se scindera en deux groupes "de gauche" et "de droite".

Et si passe le temps, vous ne trouverez plus guère de différence dans les dires et comportements les groupes respectifs "de gauche" et "de droite" de chacune des îles.

Ceux de la droite de l'une ne sont guère plus (ni moins) à droite que celle de l'autre. Et ceci est respectivement vrai pour leurs coté "gauche".

Équilibre...

équilibre : État des corps maintenus en repos sous l’influence de plusieurs forces qui se contrebalancent exactement...

Pour ces compétitions de rhétorique que sont les campagnes électorales, est-il quelque chose de moins séduisant que de proposer "l'équilibre" ? N'est ce pas une façon sûre de ne pas se faire élire ?

"Maintenus au repos", "forces qui se contrebalancent", cela évoque l'impossibilité de décider de changer les choses, pour l'avantage de tel ou tel intérêt. Les institutions veillent au déséquilibre, de sorte que le gouvernement puisse librement décider, malgré l'opposition, qui est empêchée de s'y opposer. Est il un candidat à une élection pour proposer autre chose que le changement ? Le changement "en soi", sans évoquer un quelconque objectif d'"équilibre", puisque l'on n'aura de cesse de vouloir renouveler son mandat, et proposer pour cela encore d'autres "changements".

Dans le monde de la biologie, dont procède l'humanité, les organismes sains ne le sont que par l'intervention omniprésentes de régulations d'équilibres. L'économie des être vivants est réglementée par leur gènes, régulées au travers des membranes de toutes leurs cellules.

Les accords de libre échange n'existent pas dans la Nature.

Frappé...

... Je ne le suis pas ! Parce que j'évite les coups, je ne suis pas frappé, contrairement à ce qu'il est devenu coutumier de déclarer sur les médias, pour manifester un étonnement sincère ou de circonstance.

"je suis frappé par ..." et s'ensuit la description d'un phénomène social, économique ou politique quelconque, face auquel notre locuteur se présente comme une sorte de nouveau Candide.

Ce qui m'étonne, c'est qu'aucune de ces personnes ne se plaigne ni ne songe à se venger des coups qu'ils a ainsi reçus. Ni même aucune pour déclarer crânement, "même pas mal !".

"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés !"
(Jean de La Fontaine, "Les animaux malades de la peste")

Gligeable...

... est un mot qui n'existe pas ! Mais se garder de l'employer justifie-t-il l'usage abusif étrange, et pour tout dire "considérable" de la double négation "non négligeable"... ?

Management, Ménagement

Pour désigner le métier de la coordination de groupes humains, autrement dit le "métier de chef", l'usage a réimporté le terme anglais de "management" (Judicious use of means to accomplish an end. selon l'édition anglaise du Wiktionaire) issu du français "ménagement" (Circonspection, mesure dont on use à propos de quelqu’un ou de quelque chose. cette fois selon l'édition française du Wiktionaire).

A l'expérience en France, pour bien des praticiens de ce métier il en a perdu au cours de ces deux échanges toute trace de ce sens originel, entièrement caché qu'il était derrière le terme "Judicious use of means" .

Faute de terme français adéquat pour désigner cette notion de "Emploi judicieux, (avec la circonspection, et la mesure nécessaire à propos de quelqu’un ou de quelque chose,) de moyens (humains et matériels) pour accomplir un objectif", la langue française a adopté tel quel "management" ( Ensemble des techniques de gestion, d'organisation et d'administration d'une entité).

Ainsi a disparu toute nécessité de circonspection dans la définition française du métier de chef !

Pays émergeant...

Qu'est-ce donc que les usages actuels nomment "pays émergeant" ? Sont-ce des pays sortis dernièrement de l'océan par quelque formidable poussée tellurique ?

Ceux-ci sont fort rares, et ce n'est à l'évidence pas ce dont il s'agit. Il est donc d'autres pays que ceux là, qui émergeraient. Mais à quoi émergent-ils ? Au mode de vie de quels pays émergés ?

Que sont ces pays émergés ? Sont-ils exemplaires ? Sont-ils si équilibrés que leur modes de vie puissent perdurer ? Si non en quoi sont ils si "émergés", ces pays qui seront par la force des choses de la Nature contraints au renoncement à leur modes de vie ?

Personne morale...

Les entreprises, les associations, les partis politiques, toutes sortes d'organisation sont traitées par les institutions comme des "personnes morales".

Si l'on s'en tient à sa définition, "Groupement doté de la personnalité juridique" Une personne "morale" n'a guère plus de raison de l'être qu'une personne "physique".

Avec quelle intention cette dénomination as-t-elle été choisie ? Qui le sait ? Est-ce pour donner un gage d'honorabilité à des institutions dotées de pouvoirs sensés associés à des obligations, mais dont la moralité affirmée éviterait leurs mises en doute ?

En pratique, si bien des personnes morales sont poursuivies en justice, n'est-ce pas pour des comportements contraires à l'éthique que la loi définit, donc des comportements immoraux ?

Ainsi est il des personnes morales immorales...

Les personnes physiques ont toutes en commun de naitre, grandir, vivre, vieillir et mourir. Pourquoi donc le législateur, sensé être sage, n'a pas imposé aux personnes morales les mêmes caractères ? Comme la mort des humains est indispensable à la vie de l'humanité, la restriction du cycle de vie des personnes morales est nécessaire pour la vie des civilisation. A défaut il en est toujours pour se comporter à la façon de tumeurs cancéreuses, faites de ces cellules qui refusent de mourir, qui finissent par tuer l'organisme sur lequelle elles vivaient.

Le "procès des intentions"...

... est une pratique réprouvée par la doxa commune, qui confond, par métonymie le procès et le jugement qu'il prononce.

Et pourtant le "procès des intentions" est aussi nécessaire à l'homme que l'eau l'est aux poissons. N'est ce pas ce qui est nécessaire pour juger de la validité de toute demande ou de toute déclaration d'autrui ?

Si une des acceptions de votre bien est ce qui maintient votre intégrité, ce par opposition au mal qui vous met en danger, il vous faut admettre qu'instruire le procès de toute intention procède du bien et l'imprudence de ne pas le faire procède du mal.

Il est en particulier utile d'instruire le procès des intentions de tout philosophe et de la philosophie qu'il affiche, sans préjuger des qualités que ce procès révélera ou non.

Pour tous les mots qui suivent, dont j'interroge la dérive des significations, ce qui suit est destiné à instruire le procès des intentions de ceux qui les emploient.

Protestant...

... C'est l'autre dénomination de cette religion, qui s'est figée ainsi depuis quelques siècles.

Contre quoi ? Protester, est-ce autre chose qu'une façon modérée de s'indigner ? Ne devrait-ce pas être momentané ? Ne s'agit il pas de vouloir changer les choses, ou sinon de s'y résigner ? Mais dans les deux cas, comment protester peut devenir un état ? Étranges sont les humains qui vont jusqu'à figer leur propre dynamique...

Protestant contre la religion dont ils étaient issus, jusqu'à s'en séparer, n'ont ils pas perdu leur raison de protester ? Ainsi se fossilisent les mots...

Réforme...

Réforme : Rétablissement dans l’ordre, dans l’ancienne forme, ou dans une meilleure forme.

Dans laquelle de ces significations ambiguës les programmes politiques affichent la nécessité de "la Réforme" ?

Il est si facile de faire croire à l'un, alors que l'on pense à l'autre. Penchant à droite le politique pense à des réformes conservatrices de son pouvoir de domination, Penchant à gauche, le politique pense à des réformes évolutionnaires, qui lui donneront l'assentiment d'une majorité populaire. Et ce alors que leurs électeurs espèrent des réformes d'équité, assurant leurs équilibres vitaux.

D'une façon ou d'une autre, les choses changent, qui justifient toujours un besoin de réforme, que les uns pensent dans un sens, d'autres dans un autre, ce dont nul n'est content, alors il faut des réformes...

Les mots s'usent et se pétrifient. Ainsi la Réforme s'est figée comme une religion. La religion de ceux qui avaient d'excellentes raisons de protester contre les abus de la religion dont ils se sont séparés.

Régulation... cybernétique

Le mésusage contemporain de ces deux mots est source immense de malheurs du monde.

édulcoré dans son usage par les sciences humaines, altéré par son rapatriement de l'anglais "regulation", il engendre à l'envi toutes sortes de confusion dans l'esprit des concitoyens.

En langues anglo-saxones, "regulation" désigne ce le français nomme "réglementation".

En langue française, le sens originel le plus précis de "régulation" désigne ce que les langues anglo-saxones nomment "automatic process control".

L'usage de ce mot avec ce sens impose des contraintes à son usage auxquelles les sciences humaines ordinairement répugnent. Ainsi une valeur de "consigne" "d'équilibre" est obligatoirement associée à une "régulation", à défaut de quoi ce terme perd tout sens, et de fonction de transfert, dont la formalisation est nécessaire pour prouver les conditions de "l'équilibre" dont toute "régulation" est l'objectif.

Que les sciences humaines requièrent un sens moins contraint, faute de pouvoir définir de façon formelle dans leur domaine ce que serait une consigne ou une fonction de transfert, voire d'équilibre, cela est une évidence légitime.

Mais puisqu'il leur faut faire intervenir le flou et l'imprévisible humain pour une notion proche, pourquoi ne pas utiliser d'autres termes, tel que celui d'arbitrage ? Pourquoi ne pas utiliser à bon escient le terme précis de "conduite au jugé" pour désigner l'activité quotidienne des "autorités de régulation" ? Parce que cela a une connotation péjorative ?

Solidaire... Solidarité...

Solidaire : Qualifie des parties qui sont liées dans le fonctionnement d'un mécanisme.

Tous les autres sens de ce mot, dans les champs lexicaux des sciences humaines et sociales sont dérivés de ce premier. Ils y ont plus ou moins perdu en passant ce caractère hérité de son préfixe "Solide" : qui a de la consistance, qui est stable, ferme, résistant au choc des corps et à l’action du temps.

Solidariser deux "choses" est-il autre chose que de supprimer au moins un degré de liberté mutuelle entre ces "choses" ?

Terroriste, Résistant...

Résistant : personne appartenant à un mouvement de résistance.
Résistance : opposition aux desseins, aux volontés, aux sentiments d’un autre, ou à ses propres passions.

Terroriste : Partisan, agent d’un régime de terreur.
terreur : régime politique qui use d’une rigueur impitoyable et inspire une grande crainte..

Je me souviens de ce qui m'a été relaté de l'histoire de mes familles : durant la seconde guerre mondiale, les opinions et les engagements étaient partagés, opposés.

Mon père participait à des mouvements clandestins, portant assistance aux maquis dans les alpes quand il fut arrêté, et dut sa survie à son évasion d'un train qui le conduisait en Allemagne. Qu'était-il ? Un résistant ? non ! Un terroriste ! tel le considérait sa propre belle famille, comme le désignait l'occupant.

Lorsque s'inversèrent les rôles des vainqueurs et des vaincus, s'inversèrent aussi opportunément les termes...

Transparence...

Bzzzzzzzzzzzz.... Pok ! Bzzzz bzzzzzz.

Dans la chaleur de cette après midi ensoleillée, la mouche vient de heurter de plein fouet la vitre de la véranda. Victime innocente de sa transparence, elle s'obstine inlassablement à vouloir passer au travers, à l'heure de la sieste. Elle donne l'élément sonore d'un ennui profond, au cours duquel mon esprit vagabonde.

Transparence, voilà un mot bien à la mode. Mais chacun, à en réclamer davantage, ne se fourvoie-t-il pas , pourrait penser la mouche... ?

Mais qui pense au sens des mots ? Qui interroge la pertinence de leur usage, aussi commun soit-il ? Si l'insecte ne le peut, ne le devons nous pas, lorsque l'usage aussi commun soit-il, ferme l'accès au sens premier des mots ?

Ainsi transparence en capturant la signification de visibilité a perdu son sens. Mais n'y a-t-il pas quelque intention inconsciente des institutions à abuser ainsi de ce terme ? Entre l'opacité qu'on lui oppose et la visibilité qui serait souhaitable, n'y a-t-il pas un monde de possibilités que l'on se garde ordinairement de décrire ?

Royauté et Monarchie,
Noblesse et Aristocratie

Monarchie : La monarchie (du grec mono « seul », arke « pouvoir » : « pouvoir d'un seul ») est un système politique où l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée monarque. Elle n'est ni nécessairement une royauté, ni nécessairement héréditaire : il a toujours existé des monarchies électives, par exemple chez les Gaulois. Selon la définition de Montesquieu, une monarchie se définit par le gouvernement absolu d'un seul, mais ce pouvoir est limité par des lois.

Royauté : La royauté désigne un régime politique dans lequel le chef d'un État porte le titre de roi. En France, depuis le XVIIe siècle, elle est de plus en plus souvent désignée par le terme impropre de monarchie qui désigne les régimes politiques dans lesquels une seule personne exerce tous les pouvoirs.

Être le chef de l'État n'implique pas que celui ci soit soumis à son seul pouvoir.

La France et l'Angleterre ont toute deux l'expérience d'avoir décapité leurs rois. Mais si à cette occasion la France a aboli la royauté et conservé la monarchie, l'Angleterre a conservé la royauté et aboli la monarchie.

Noblesse : La noblesse d'un pays ou d'une province est l'ensemble des familles dont les membres exercent, ou peuvent exercer, certaines fonctions d'autorité militaire ou civiles, et occuper certains emplois publics dits alors emplois nobles.

Aristocratie : Le terme aristocratie vient du grec : aristos : meilleur, excellent, et kratos : le pouvoir, l'autorité. étymologiquement l'aristocratie est le gouvernement des meilleurs)

Aujourd'hui la notion que désignait aristocratie, se nomme désormais, en passant du grec au latin "élites" toujours utilisé au pluriel. élite "Le meilleur et le plus digne d’être choisi." le terme "élu" a la même étymologie. mais par un syllogisme pernicieux se confond désormais "celui qui est choisi" (l'élu) avec "celui qui en est le plus digne de l'être" (l'élite). Et celui ci se réduit donc à celui qui est le plus capable de se faire élire. L'expérience montre que rare parmi ceux qui ont été ainsi "élus" ont prouvé être les "meilleurs".

A l'origine grecque, l'aristocratie s'imposait, par sa culture et ses philosophies. La société "démocratique" qu'elle formait était des plus clivée, le fait démocratique étant réservé à la seule aristocratie.

La Noblesse est héritière. Elle procède du sort préférentiel que réserve l'aristocratie à sa descendance.

"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années." prétendent les tenants des héritiers des aristocrates originels.

Dans la pratique, pour que Noblesse oblige, il leur est nécessaire d'y travailler, par tous les moyens possibles. Il leur faut "tenir le rang" de leurs progénitures, en leu réservant la meilleure éducation, avec tout ce que réservation implique d'exclusion. Ainsi se reproduisaient les castes. Si les révolutions les ont rendues moins étanches, laissant parvenir quelques uns à être effectivement meilleurs qu'eux, non pas "Nobles" mais étymologiquement de nouveaux "aristocrates" originels, ils ne manquent pas de les mépriser de ce qu'ils sont ; parvenus.

Les révolutions technologiques de la fin du siècle dernier ont bouleversé tout cela, simplement parce que les nouvelles compétences indispensables aux meilleurs sont advenues en moins d'une génération. Les anciennes noblesses ont été submergées par une génération d'autodidactes "auto-aristocrates". Pour l'heure ils apparaissent étranges avec des cultures à la fois pointues et vides. Heureusement, pour le meilleur et pour le pire, ces technologies ont supprimé les anciennes réservations des savoirs. De nouvelles noblesses commencent donc à émerger, progéniture de ces nouveaux aristocrates, qui se cultivent. Elles n'ont pas encore leurs rites de reconnaissance et leurs pratiques d'exclusion. Attendons un peu avant d'en sourire ou d'en pleurer.

Entre temps s'est installée, au détriment du reste du monde, l'aristocratie financière.

Inverser la courbe...

Courbe : (Mathématiques) Représentation graphique d'une fonction binomiale.
Inverser : (Physique) Changer le sens d’un courant électrique en lui faisant prendre une direction inverse.

La locution "inverser une courbe" est dénuée de sens en mathématique comme dans tous les autres champs lexicaux.

Rien n'est aussi bizarre que quelque chose que tout le monde semble comprendre et qui est si dépourvue de sens que personne n'est en mesure donner une définition fiable de ce qu'il comprend.

A ce jour, cette expression n'est utilisée que pour la courbe du chômage.

Quelle est donc l'intention de celui qui a inventé cette locution pour ce sujet sensible ?

Il serait utile d'en instruire le procès.

Veille...

Veille : État (du corps de l’homme ou de l’animal,) dans lequel les sens sont en action [source Wiktionnaire].

Les auteurs des systèmes d'exploitation de nos machines à traiter de l'information sont bien étranges, qui confondent "veille" et "sommeil".

Lorsque vous souhaitez momentanément interrompre l'usage d'une de ces machines, son système d'exploitation vous propose, plutôt que de l'éteindre, de la "mettre en veille", voire même de la mettre en "veille prolongée" (afin dans ce cas d'épargner la consommation de la batterie).

N'est-ce pas exactement contradictoire avec la définition ci dessus rapportée de ce terme ? En réalité, lorsque vous "mettez en veille" votre ordinateur, ne le mettez vous pas plutôt en sommeil, que vous pouvez même qualifier de paradoxal ou profond ?

Il vous faut être conscient de cela : lorsque vous mettez soi disant en "veille" votre machine, certaines tâches de fond continuent, à l'instar de ce qui se passe dans votre cerveau durant votre sommeil.

Il vous faut aussi être conscient de ce que lorsqu'au contraire vous utilisez votre machine c'est alors qu'en réalité elle est en veille !

Alors que la plupart l'ignore ou au mieux n'y prête guère d'attention, il existe dans chacune de nos machines usuelles un petit programme, prioritaire sur les autres, qui lui tient lieu de "conscience".

Conscience : État de veille dans lequel l’on perçoit le déroulement de sa vie [source Wiktionnaire] .

Ce succédané de conscience dont nos ordinateurs sont dotés est ce petit programme comportant une boucle infinie qui se préoccupe de la position de la souris et de ses boutons, des fois que vous l'ayez sollicitée d'une façon ou d'une autre, ou de la façon dont vous touchez l'écran de vos nouveaux outils lorsqu'ils sont "tactiles", tels votre tablette ou votre téléphone dit improprement "smart" alors qu'il n'est que "sensible".

À chaque instant, alors que votre machine est occupée par différentes de tâches, ce programme réalise l'attention constante qu'elle vous apporte :
"que fait-il ? que fait-il ? où veut-il placer le pointeur de la souris ? Va-t-il cliquer ? Va-t-il cliquer ? Là ? Aaargh CTRL Alt + ! "
et à partir de cela se détermine le sort de toutes les autres tâches. Enfin, pour autant que votre système d'exploitation soit fiable, (il est vrai que la plupart d'entre vous dépendent du système Windows...)

S'il est vrai que nous avons inconsciemment conçu nos machines à notre image, n'y a-t-il pas quelque chose dans le fonctionnement de notre cerveau fonctionnant comme une boucle infinie connectée à tous nos sens, qui serait la manifestation de ce phénomène intangible qu'est notre conscience ?

image/svg+xml Conception : Henry Boccon-Gibod Page c emploie le terme P Régulation aristocratie Autorité Transparence droite Réglementation non négligeable Sûreté Équilibre Monarchie gauche Croissance ménagement Visibilité personne morale procès d'intention réforme noblesse royauté Conduite frapper inverser la courbe pays émergeant protestant précède IF Je me souviens ≤ 1 suit P Démocrite des mots critique