================================================== Référence Monétaire



Ontologie : Démocritique

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Décembre 2010

Plaidoyer pour l'identification de toute monnaie



Le radeau de la Méduse

Dans l'océan où fluctuent les monnaies,
il n'y a hélas, point de terre ferme en vue !

Nous vivons dans un monde de changes flottants depuis 1971, lorsque les réserves d'or entreposées à Fort Knox s'avérèrent insuffisantes pour couvrir les besoins d'argent que requérait l'effort de financement de la guerre du Viet Nam.

Richard Nixon décida alors d'abandonner la parité du dollar à l'or, fixée à $35 l'once par les accords de Bretton Woods. Sur le moment cela ne changea pas grand chose, tant l'inertie de l'économie était encore grande en ce temps là.
Qui, alors, s'en est ému ?

fort-knox

Par temps calme, dans un port bien abrité, larguer sans autre geste les amarres d'un grand navire ne le fait pas partir pour autant. Mais lorsqu'à la longue il s'écarte, vient alors insensiblement le moment où ses amarres sont trop courtes pour le ramener à quai, et il où faut employer d'autres moyens.

Ainsi les masses monétaires mondiales sont parties à la dérive, plus ou moins bien rattachées à une monnaie qui elle même n'était rattachée à rien !

Certains économistes souhaitent l'organisation d'un nouveau « Bretton Woods ».

fluctuations

Certains disent qu'à défaut de référence monétaire fiable, la maîtrise de l'économie mondiale sera toujours problématique.
Certains - parfois les mêmes - pensent avec de bonnes raisons que cela n'est plus possible, qu'à l'expérience il n'existe pas de bien naturel fiable sur lequel appuyer des ensembles monétaires qui se sont par trop dématérialisés. L'ancien « étalon Or » cher à Jacques Rueff pourrait-il à nouveau fonctionner de nos jours ?

Alors ?

Lorsque dans un domaine un problème est resté irrésolu, ne faut-il pas alors chercher sa solution dans un autre domaine ?
Mais si bien des idées nouvelles sont nées de telles démarches, les rapporter s'avère souvent plus dur que de les trouver.
Tant que l'on n'a pas trouvé le chemin, ou simplement voulu le construire pour la réaliser, n'est elle pas condamnée à rester utopique ? Cependant en avoir conscience n'empêche pas de la décrire. Pour toute innovation ne faut-il pas d'une façon ou d'une autre commencer ainsi, à l'imitation modeste de Léonard de Vinci inventant d'improbables machines volantes ? N'est-ce pas la seule façon de donner à quelqu'un une chance de la réaliser ?

Il faut donc oser...

Il existe un domaine à la fois humain et immatériel dont il est possible de s'inspirer pour donner à la monnaie une référence fiable, pourvu que l'on ait la volonté de la rétablir.

Est-ce un juste retour des choses ? On en devrait la faisabilité à ces technologies de l'information qui ont largement contribué aux dérèglements monétaires actuels. Pour cela il faut en raconter ici quelques caractères : lorsque dans les années soixante-dix le projet Arpanet développa ce qui devait devenir le protocole Internet, il dût affecter à chaque machine un identifiant, nécessaire pour qu'elle soit reconnue comme nœud du réseau. Il fit gérer et partager par ces machines des tables contenant les listes des adresses des ordinateurs connectés.

Tout ceci fonctionna tant et si bien qu'il fallut créer une organisation pour enregistrer les demandes d'adresses afin que le réseau des réseaux Internet puisse se développer dans le monde entier. Pour cela, dans les années quatre vingt dix, l'ICANN, qui est une association indépendante, a été créée pour assurer la gestion de l'attribution des noms de domaines et d'adresses « IP », identifiants uniques à chaque instant de chaque machine connectée.

Ainsi, ce commerce de l'émission d'un objet totalement immatériel, une composition de nombres entiers, est essentielle au fonctionnement de « l'économie » du réseau des réseaux, au sens étymologique du terme.

Ce qui a été techniquement réalisé pour l'organisation de l'Internet pourrait-il être transposé à l'émission monétaire ?

Aujourd'hui l'argent n'est effectivement identifié que sous la forme de billets de banque. Les pièces de monnaie divisionnaire ne le sont pas. Et lorsqu'il est porté à un compte, l'argent n'apparaît que sous la forme d'une somme ; il n'y est que l'affectation d'un montant à un numéro de compte : rien ne permet de discerner l'argent sous forme scripturale. 1.

N'est-il pas philosophiquement problématique d'accorder une valeur à ce qui est à la fois réplicable et indiscernable, si bien que l'on peut parfois en contester l'existence même ?

S'il est devenu indispensable pour l'économie que la monnaie soit dématérialisée, ne serait-il pas utile en contrepartie qu'elle devienne discernable ? S'il n'est plus possible de le fonder sur un bien matériel, appuyer l'argent sur des objets mathématiques n'est-il pas la meilleure façon de l'abstraire de toute contingence physique ?

Imaginons que tout compte, au lieu d'enregistrer un montant, enregistre à sa place une liste fermée de numéros, dûment émis et gérés par un réseau de banques centrales, et seulement par celles-ci, ainsi qu'elles le font actuellement pour les billets de banque. imaginons donc que les autres banques soient, au contraire des usages actuels, dénuées de tout droit d'émission monétaire.

Imaginons que les anciennes références mouvantes des monnaies que furent l'or et l'argent, ou les cauris en Afrique, soient remplacées par un étalon mathématique inaltérable, émis par un consortium de banques centrales : des identifiants2 uniques. Imaginons que les banques centrales les émettent en nombre, à la façon dont elles émettent des billets de banque.
Alors qu'elles mettent en circulation du papier monnaie avec un jeu de valeurs nominales adaptées aux niveaux des transactions courantes du commerce de détail, ce principe qui fonctionne fort bien depuis des siècles pour la monnaie fiduciaire peut de la même façon s'appliquer à la monnaie scripturale.

De nos jours, grâce à l'efficacité des réseaux de télécommunication, la pratique des cartes de crédit et des porte-monnaies numériques a étendu le domaine de l'usage de la monnaie scripturale jusqu'aux plus petites transactions. A-t-on donc encore besoin d'une monnaie fiduciaire ? Pourrait on dématérialiser les billets de banque selon des modalités semblables à celles pratiquées aujourd'hui pour des billets d'avion ou des billets de train ? L'usage croissant des porte-monnaies électroniques les remettent en cause. L'usage des chèques tend aussi à se restreindre. Ne sont ils pas, comme les billets de banque les héritiers des anciens billets à ordres signés et cachetés sur papier libre ?

Autrefois les usages autorisaient, par l'adjonction de signatures, la transmission, de porteur en porteur, de ces billets à ordre. Il fut un temps où les chèques, forme moderne de ces lettres de créance, étaient aussi « endossables », par une simple mention au dos du changement de leur destinataire. Il y a bien longtemps que cette pratique dangereuse a été interdite, et les banques n'impriment plus que des chèques « barrés ». Mais pourquoi ce qui a été interdit aux particuliers reste-t-il autorisé aux banques ?

Qu'est ce que la mise sur le marché de titres de créance, sinon leur endossement par leurs acquéreurs ? Lorsque la valeur d'une créance change au cours du temps, l'émission d'un titre n'équivaut-elle pas à l'émission de monnaie ? N'est ce pas une violation du privilège de « frapper monnaie » des royaumes, qui a été concédé depuis fort longtemps aux banques centrales, que celles-ci ont à leur tour hélas concédé à n'importe quel organisme de crédit ?

Pour être discernables, les billets de banque émis par privilège des banques centrales sont de fabrication complexe, numérotés, et sont coûteux à produire. S'ils sont établis « au porteur » cela n'a-t-il pas pour principal objet d'éviter l'identification successive du créancier qu'il représente, lorsqu'il passe de mains en mains ?
Il suffit de lire ce qui est écrit sur un billet de banque britannique pour voir qu'il n'est qu'une reconnaissance de dette3. Ainsi le montre l'exemple ci-contre d'un billet de cinq livres, où il est écrit : "I Promise to pay the bearer on demand the sum of five pounds".


Généraliser l'identification de toute monnaie scripturale implique que toute transaction ne fasse plus l'objet d'échanges de montants banalisés, mais d'un transfert de listes d'identifiants monétaires entre compte payeur et compte crédité. Un rôle essentiel des banques d'émission est alors d'échanger à la demande des listes d'identifiants de valeurs nominales équivalentes pour, selon le cas, « faire de la monnaie » ou à l'inverse réduire la longueur des listes de valeurs scripturales à gérer dans chaque compte.

Les banques d'émission jouent alors le rôle de tiers de confiance, puisqu'il leur est confié le rôle d'enregistrer l'affectation de toute unité monétaire scripturale à un compte identifié. Cela diffère ce qui est ici décrit de la façon dont fonctionne le Bitcoin, qui reste une monnaie quasi anonyme.

Techniquement la complexité de l'enregistrement des transactions en monnaie scripturale n'est guère supérieure à celle du paiement par carte bancaire. Seul le logiciel standard de gestion des transactions nécessite d'être adapté, et étendue la mémoire des cartes à puce.

Est-ce bien différent de ce que l'on connaît aujourd'hui ? Le systèmes de gestion des transactions qui effectuent les transferts de sommes entre comptes de personnes morales ou physiques, traitent alors des affectations d'objets identifiés. Seul changement, l'histoire en est tracée. À l'instar des monnaies fiduciaires et divisionnaires seule une banque centrale peut les émettre et les résorber.

Cela implique une fiabilité institutionnalisée des banques centrales d'émission, pour qu'elles conservent le secret des transactions ordinaires. Leur indépendance des institutions politiques est donc comme aujourd'hui indispensable, au respect du Droit près, pour les lois qui les régissent, qui les soumettent au pouvoir judiciaire.
Au prix d'une généralisation de ce qu'assurent actuellement des services de tiers de confiance pour le paiement de biens et services sur Internet, une telle institution publique traçant toute transaction interdit en pratique les échanges illicites, dont des commissions rogatoires judiciaires pourraient requérir la connaissance. L'argent "sale" et son "blanchiment ne peuvent subsister à une telle institution, comme ne pourraient plus exister toutes les formes de criminalité qui en dépendent.

La question de la valeur d'une telle monnaie est récursive : que valait un Cauri en Afrique si ce n'est le résultat de sa rareté ou de son abondance ? N'en était il pas de même en Europe des pièces d'or et d'argent ? À rendre discernable la monnaie scripturale, son volume en circulation est connu de façon fiable, donc sa valeur est maîtrisable.

L'aspect politique des règles assignées aux banques centrales pour l'émission de cette monnaie en fonction des états économiques n'est pas différend de celui d'aujourd'hui. Mais ne serait-il pas techniquement plus maîtrisable que ce ne l'est actuellement ?

L'identification de la monnaie scripturale ne permet pas seulement d'en contrôler l'émission, elle permet aussi et surtout d'en contrôler la résorption4. Il en est ainsi du sang dans un corps humain, dont il est une monnaie des échanges vitaux. Pour ce qui nous concerne, l'équilibre de nos vies nécessite son remplacement constant, sans inflation ni croissance. Est-il quoique ce soit pour justifier qu'il en soit différent pour nos économies ?

Tout ceci aurait été techniquement impensable il y a quelques années. L'extension et le développement des capacités de communication d'Internet, la très forte réduction du coût des mémoires numériques et leur miniaturisation, tout cela l'a rendu possible. Ce n'est qu'une question de code informatique à développer, et de procédures à instaurer.

Alors que l'on commence à expérimenter l'effet dévastateur des déréglementations, tout le monde semble réclamer de nouvelles « régulations ». Mais combien parmi ceux là savent ce qu'est formellement une « régulation » ? Qui connaît les lois de cette discipline scientifique ?

Au moins, à ceux là ne faut-il pas enseigner qu'il n'est ni pratiquement ni théoriquement possible de réguler un phénomène sans s'appuyer sur une référence de mesure invariable ? La flottaison en cours de nos monnaies en interdit la maîtrise.

Rendre discernable par son identification l'ensemble de la monnaie donnerait aux banques centrales le moyen d'attribuer une référence de mesure incontestable à toute valeur.

Bien que paradoxalement cette référence soit dénuée d'autre valeur intrinsèque que les noms qui lui sont attachés, la garantie de leurs unicités, vérifiable à tout moment, est un gage de la confiance qui lui sera accordée.

L'adoption d'une monnaie se fonde sur la confiance que l'on lui prête. Ceci s'opère par mimétisme, chacun préférant reconnaître l'unité de compte la plus partagée. Mais ceci s'opère aussi par obligation, lorsque une institution l'impose pour le financement -par l'impôt - des charges communes. Cependant si l'institution publique peut imposer un prix en contrepartie de ce qu'elle apporte, cette évaluation se limite à cela, et pour les autres échanges chacun reste libre d'estimer son propre crédit, soit sa propre croyance, dans la valeur de l'unité de compte imposée.

En fait ce crédit repose sur les modalités d'émission monétaire : sur quelles bases se fondent elles ? La mainmise des États sur les banques centrales engendrent la tentation de compenser les déficits par de l'émission monétaire, quitte à ce que de l'inflation naisse la méfiance monétaire et en conséquence la destruction de l'équilibre économique. A l'inverse la simple séparation des banques centrales nécessaire pour juguler l'inflation, est incapable de maîtriser les déséquilibres engendrés par l'accumulation de richesses virtuelles et la dévaluation compétitive de la valeur des biens essentiels à la vie des communautés humaines.

Pour que ce crédit ne dérive pas, et que les espérances des créditeurs restent toujours fondées, il est nécessaire que les unités de compte soient attachées de façon formelle aux jeux de biens indispensables à la vie sur terre, dont l'ensemble est par nature inexpansible.

En quelque sorte il s'agit de s'assurer que la masse monétaire émise ne corresponde qu'à ce qui est nécessaire à la résolution de transactions effectivement réalisables à court terme. Et d'empêcher qu'elle puisse s'enfler des faux espoirs expansionnistes sur lesquels vivent ordinairement les financiers, et qui de crise en crise, se désolent de ne pouvoir les réaliser.

En quelque sorte encore, il s'agit de rendre à l'argent son rôle de simple intermédiaire entre transactions, autorisant à la fois leur espacement dans le temps, le fractionnement de leur valeurs d'échange et la pluralité des acteurs, ce que le troc ne permet pas. Et de restreindre de façon rigide à l'argent ce simple rôle5.

Cela suppose qu'à l'émission de tout titre identifié soit attachée à une part aussi identifiée d'hypothèque sur des richesses tangibles vitales identifiées de façon formelle, auprès des banques centrales. En quelque sorte cela suppose que les banques d'émission fonctionnent comme l'institution du Crédit Municipal, aussi connu sous le sobriquet de "clou" ou de "ma tante". Cela est aussi semblable à ce que pratiquent les banques islamiques, obligées de s'interdire les prêts à intérêts.

Ce n'est pas une pratique inédite : les égyptiens anciens confiaient ainsi en garde une part de leurs récoltes auprès des magasins de l'administration pharaonique, ce moyennant un taux de prélèvement, afin d'obtenir des contremarques identifiées de céramiques utilisables pour leurs échanges courants.

A la différence des anciens étalons fondés sur des réserves d'or, ou à la différence en France des assignats révolutionnaires, qui étaient fondés sur des biens confisqués de l'Église, il s'agit d'hypothèques sur les ensembles de biens vitaux mis en commerce, et non sur des ressources en quantité fermées, inadaptées aux évolutions des nécessités quotidiennes des échanges. A l'expérience, les références monétaires fondés sur des stocks de valeurs fermés ont toujours été compromises, puis ensuite abandonnées.

Au contraire, il est nécessaire que chaque citoyen puisse prétendre pouvoir enregistrer ou résorber une hypothèque auprès d'un émetteur de monnaie, sur la base d'un bien vital qu'il met en commerce. La masse monétaire ne peut être gagée de façon crédible que sur l'ensemble de telles hypothèques.

Si l'identification d'une unité monétaire correspond exactement à celle d'une part d'hypothèque identifiée, elle hérite de son cycle de vie, depuis sa création lors de la mise en commerce d'un bien ou un service, jusqu'à sa résorption lorsque ce bien ou service disparaît, qu'il soit consommé, obsolète ou simplement détruit.

De par leur rôle de conservation des hypothèques, dont une grande part est locale par nature, les banques centrales ont vocation à former des fédérations réparties d'émission de monnaie. Elles conservent chacune la prérogative d'assigner sa part d'identifiant aux unités de la monnaie commune correspondant aux hypothèques que chacune conserve.
Ceci permet de conserver la faculté de séparer un caractère libératoire spécifique à chaque sous-masse monétaire émise sur un marché local, qui nécessite d'être taxée en fonction des nécessités de financement des charges publiques propres à ce marché local.

En pratique les droits hypothécaires créent un intérêt négatif sur l'économie réelle, assumé par l'ensemble des acteurs financiers, et en premier les banques de crédit, pour l'acquittement des frais de garde. Cet intérêt négatif est indispensable à l'équilibre de l'économie, en ceci qu'il doit compenser en totalité les taux d'intérêt positifs qu'elles exigent pour la rémunération de leurs prêts de fonds monétaires.

De tels systèmes de références ne seraient ils pas nécessaires, sinon suffisants, pour assurer la stabilité des économies ?

Pour stabiliser les économies il faut adjoindre à ce principe monétaire un principe de cybernétique fiscale adapté à la dynamique accrue des transactions commerciales, qui fait l'objet d'un article à suivre.

Mais sans traçabilité de l'argent et de sa valeur, quelle régulation peut prétendre maintenir un quelconque équilibre ?

à suivre,

Démocritique

Note :
Pour que ces principes d'identification de billets virtuels de monnaie scripturale soient réalisables, il fallait démontrer la faisabilité technique des modifications des systèmes de paiement actuels que cela implique.
Ceci a été réalisé par Tine Seck au titre de son projet de fin d'étude de Master 2 Miage (master d'informatique appliquée à la gestion des entreprise) réalisé à l'université d'Evry Val d'Essonne .
Son rapport est accessible ici
.

1 "Cent thalers réels ne contiennent pas le moindre élément de plus que cent thalers possibles. (...) Mais quand il s'agit de l'état de ma fortune, il y a plus avec cent thalers qu'avec leur simple concept (c'est-à-dire leur possibilité)" (Emmanuel Kant)

2 Techniquement ce pourraient être des identifiants XML (eXtensible Markup Language), métalangage informatique recommandé par le World Wide Web Consortium, universellement adopté par l'ensemble des acteurs du domaine de l'informatique. En quelque sorte XML est un Esperanto qui a réussi.

3 On peut imaginer la scène d'un rendez vous pris par un « porteur » avec le représentant du gouverneur de la banque centrale, signataire du billet, pour lui demander d'exécuter sa promesse...
...et celui-ci, probablement avec un flegme tout britannique, prendrait avec le sérieux qu'il sied le billet qui lui est tendu, où il reconnaît sa dette, et le lui remplacerait par un billet neuf !

4La résorption de la monnaie est une clé des équilibres économiques, qu'actuellement les institutions ne traitent que par la dévaluation de l'argent qu'engendre l'inflation.
Transposé à un corps humain, ce serait comme si le sang devenant de moins en moins efficace pour apporter oxygène et nutriments il en faudrait toujours davantage, avec les multiples inconvénients d'hypertension, de thrombose, d'oedèmes, qui ne sont souhaitables pour personne.
L'identification de la monnaie permet d'établir d'en établir un cycle de vie contrôlé, et de définir quand et pourquoi, en fin de vie elle doit être résorbée, selon des principes d'équilibres. Si l'on accepte que la monnaie n'est qu'un support de valeur entre deux transactions, il est justifiable de lui associer une durée de vie entre transactions, évitant ainsi les déséquilibres qu'engendrent les points d'accumulation monétaires. Il est aussi justifiable que lui soit appliqué le principe que nul ne saurait en Droit prétendre à bénéficier des turpitudes d'autrui : toute sanction financière prévue par le Droit ne devrait-il pas se traduire par la résorption des sommes payées, qui le seraient donc, en toute justice, au bénéfice de personne ?

5 Diagramme de Feynman Pour prendre une analogie physique emprunté à la mécanique quantique, l'argent n'est alors qu'une sorte de boson intermédiaire à courte durée de vie entre deux intéractions physiques fortes, tel qu'ils se représentent sur un diagramme de Feynmann...

image/svg+xml Conception : Henry Boccon-Gibod Page c ≤ 1 mots clefs D "économie, argent, or, monnaie" à voir aussi S Saine compétitivité économie minérale, économie organique Des pays exemplaires Des équilibres économiques précède IF acyberespace ≤ 1 suit P Entropie Militaire Référence Monétaire